DPE à Cottage-La Folie, Thouars : comprendre le bâti et ses étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Cottage-La Folie, à Thouars, les 491 DPE analysés décrivent un quartier majoritairement composé de maisons et de logements construits avant 1975. Les passoires énergétiques F et G représentent 13,8 % des diagnostics, une proportion supérieure à celle de la ville, qui invite à examiner chaque bien individuellement avant une vente ou une location.

DPE à Cottage-La Folie, Thouars : comprendre le bâti et ses étiquettes — Thouars

Un bâti surtout antérieur à 1975, avec une majorité de maisons

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Cottage-La Folie)Part du quartier
A10,2 %
B40,8 %
C10922,2 %
D22245,2 %
E8717,7 %
F449,0 %
G244,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Cottage-La Folie (Thouars).

Le dossier énergétique de Cottage-La Folie repose sur 491 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 3 996 DPE pour Thouars. Ces données décrivent les biens diagnostiqués dans le quartier, et non un inventaire exhaustif de tous ses logements. Elles font apparaître une majorité de maisons individuelles, qui représentent 57,6 % des diagnostics, le reste concernant des appartements. Ce profil doit rester présent à l’esprit dans la lecture des résultats : une valeur médiane de quartier réunit des logements de types et de surfaces différents. Elle fournit un repère local, mais ne décrit pas automatiquement une maison ou un appartement particulier. Pour préparer une vente ou une location, le premier point de comparaison reste donc le diagnostic du bien concerné.

La période de construction dominante est celle de 1948 à 1974, avec 37,5 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 représentent pour leur part 31,0 % de l’échantillon, tandis que la proportion globale de biens antérieurs à 1975 atteint 68,4 %. Cottage-La Folie présente donc un bâti largement antérieur à cette date, sans que l’ancienneté suffise à expliquer chaque étiquette énergétique. Les faits disponibles ne détaillent ni les travaux réalisés, ni les équipements, ni les caractéristiques d’isolation de chaque logement. Il serait ainsi incorrect de déduire une classe DPE à partir de la seule année de construction. Cette structure d’âge permet surtout de situer le parc diagnostiqué et d’orienter les questions à poser sur l’état actuel du bien.

La classe D domine, mais les situations énergétiques restent diverses

Avec 222 diagnostics, la classe D est l’étiquette la plus représentée à Cottage-La Folie. Elle précède la classe C, qui regroupe 109 diagnostics, puis la classe E, avec 87 diagnostics. Les classes A et B sont peu présentes dans cet échantillon : elles comptent respectivement 1 et 4 diagnostics. À l’autre extrémité, 44 logements sont classés F et 24 sont classés G. Le profil du quartier ne se résume donc pas à ses passoires énergétiques, même si celles-ci constituent un sujet important pour les projets immobiliers. La répartition montre plusieurs niveaux de performance au sein du même secteur. Pour un propriétaire comme pour un candidat acquéreur ou locataire, l’adresse ne permet pas, à elle seule, de présumer de l’étiquette du logement.

  • Classes A et B : 1 diagnostic en A et 4 en B. Leur faible présence ne permet pas de décrire les caractéristiques communes de ces biens, faute d’informations complémentaires.
  • Classes C et D : 109 diagnostics en C et 222 en D. La classe D constitue le principal point de repère de la distribution locale, sans devenir une étiquette attendue pour chaque logement.
  • Classe E : 87 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des classes F et G pour restituer fidèlement la répartition observée dans le quartier.
  • Classes F et G : 44 diagnostics en F et 24 en G, soit 68 logements et 13,8 % de l’échantillon. Ce sont les passoires énergétiques identifiées dans les données fournies.

Des indicateurs énergétiques supérieurs aux repères de Thouars

La proportion de passoires énergétiques atteint 13,8 % à Cottage-La Folie, contre 11,7 % dans l’ensemble de Thouars. Le quartier se situe donc au-dessus du repère communal sur cet indicateur. La consommation médiane est également supérieure, avec 207 kWh/m²/an contre 203 kWh/m²/an à l’échelle de la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation : 1 495 € dans le quartier, contre 1 373 € pour Thouars. Il s’agit ici de médianes, et non de moyennes arithmétiques ou de factures constatées. Ces valeurs permettent une comparaison descriptive entre les deux périmètres, mais ne démontrent pas la cause des écarts. Les données ne permettent notamment pas d’attribuer ces différences à un équipement, à une énergie ou à un défaut précis du bâti.

  • Surface médiane : 66 m² à Cottage-La Folie, contre 70 m² à Thouars. Les logements diagnostiqués présentent donc une surface médiane plus faible dans le quartier.
  • Bâti d’avant 1948 : 31,0 % dans le quartier, contre 33,6 % à l’échelle communale. La part des logements les plus anciens selon ce seuil est ainsi inférieure au repère de la ville.
  • Consommation médiane : 207 kWh/m²/an dans le quartier et 203 kWh/m²/an dans la ville. Cet indicateur rapporté à la surface ne doit pas être confondu avec une consommation annuelle totale.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 495 € contre 1 373 €. Il donne un repère de lecture des DPE, mais ne constitue pas un budget garanti pour les futurs occupants.

Vendre à Cottage-La Folie : présenter le bien plutôt que la seule tendance locale

Pour vendre un logement à Cottage-La Folie, ces résultats apportent un contexte utile à la présentation du dossier énergétique. Un bien classé D appartient à la catégorie la plus représentée parmi les 491 diagnostics étudiés ; un bien classé F ou G relève d’un ensemble de 68 logements diagnostiqués. Ces rapprochements situent une étiquette, mais ne permettent de calculer ni une valeur de vente, ni une décote, ni l’effet commercial d’éventuels travaux. Une présentation factuelle consiste à distinguer les caractéristiques propres au bien des statistiques du quartier : classe énergétique, surface, période de construction et estimations figurant dans son diagnostic. Lorsque des améliorations sont envisagées, les seules données agrégées ne suffisent pas à choisir les travaux ou à annoncer une future classe. L’analyse doit repartir du logement concerné.

Louer dans le quartier : examiner l’étiquette et les estimations du logement

Dans un projet de location, l’enjeu est de rendre lisible la situation énergétique du logement sans transformer les indicateurs locaux en prévisions individuelles. La consommation médiane de 207 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 1 495 € décrivent l’échantillon de Cottage-La Folie, pas les dépenses futures d’un locataire donné. Le bailleur peut s’appuyer sur le DPE du bien pour présenter ses estimations propres et éviter une comparaison fondée uniquement sur la moyenne supposée du quartier. Le candidat locataire peut, de son côté, examiner ensemble l’étiquette, la surface et les informations énergétiques disponibles. Pour un logement F ou G, la situation appelle une vérification spécifique du projet locatif ; la présence de 13,8 % de passoires dans le quartier ne permet pas de conclure à la possibilité de louer un bien précis.

Questions fréquentes

Cottage-La Folie compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Thouars ?

Oui, dans l’échantillon analysé : les classes F et G représentent 13,8 % des diagnostics de Cottage-La Folie, contre 11,7 % pour Thouars. Le quartier compte 44 diagnostics F et 24 diagnostics G, soit 68 logements. Cette comparaison concerne la proportion de passoires dans les DPE étudiés ; elle ne signifie pas que chaque logement du quartier est moins performant que ceux du reste de la ville.

Quel type de logement domine dans le quartier ?

Les maisons individuelles sont majoritaires, avec 57,6 % des diagnostics, le reste portant sur des appartements. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, à hauteur de 37,5 %. Au total, 68,4 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1975. Ces repères décrivent le profil du bâti, mais les données fournies ne permettent pas de relier précisément chaque période ou chaque type de logement à une étiquette DPE.

Le coût médian de 1 495 € permet-il de prévoir la dépense d’un futur occupant ?

Non. Les 1 495 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans les diagnostics du quartier, et non à une facture individuelle annoncée. Le repère communal est de 1 373 €. Pour examiner un achat ou une location, il faut consulter les estimations du DPE du logement lui-même et les distinguer de cette statistique locale. La surface médiane de 66 m² ne décrit pas davantage tous les biens proposés.

Sources officielles

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