DPE à Capucins-Garambeau-Grand Bournais, Thouars : bâti et lecture des résultats
À Capucins-Garambeau-Grand Bournais, à Thouars, les 1 049 DPE analysés décrivent un bâti principalement construit entre 1948 et 1974, majoritairement composé d’appartements. La part de classes F et G, de 9,2 %, est inférieure à celle de la ville, sans résumer à elle seule la situation énergétique de chaque logement.

Le dossier énergétique de Capucins-Garambeau-Grand Bournais repose sur 1 049 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 3 996 DPE de l’échantillon analysé à Thouars. Ces résultats donnent un aperçu du bâti diagnostiqué dans le quartier, de ses classes énergétiques et de ses valeurs médianes de consommation, de coût et de surface. Ils ne constituent pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour interpréter les chiffres, il faut donc distinguer les caractéristiques de cet échantillon de celles d’un bien précis. Le tableau d’ensemble fait apparaître une forte présence de constructions de la période 1948-1974, une majorité d’appartements et une concentration des diagnostics en classe D. Ces éléments structurent la lecture locale du DPE.
Un bâti dominé par la période 1948-1974 : 76,6 % des diagnostics
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Capucins-Garambeau-Grand Bournais) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 2 | 0,2 % |
| B | 124 | 11,8 % |
| C | 199 | 19,0 % |
| D | 455 | 43,4 % |
| E | 172 | 16,4 % |
| F | 63 | 6,0 % |
| G | 34 | 3,2 % |
La période de construction 1948-1974 représente 76,6 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 comptent pour 13,9 %, tandis que la part totale du bâti antérieur à 1975 atteint 90,6 %. Le quartier se caractérise donc surtout par des constructions de l’après-guerre jusqu’au milieu des années 1970, plutôt que par une prédominance du bâti le plus ancien. Les maisons individuelles représentent 30,8 % de l’échantillon ; le reste correspond à des appartements. Cette composition doit accompagner toute lecture des performances énergétiques. L’âge d’un immeuble et sa catégorie ne suffisent toutefois pas à établir son état thermique actuel. Les faits fournis ne détaillent ni les rénovations réalisées, ni les équipements de chauffage, ni les caractéristiques d’isolation des logements diagnostiqués.
La classe D rassemble 455 diagnostics dans le quartier
- Classes A et B : 2 diagnostics portent l’étiquette A et 124 l’étiquette B. Ces résultats coexistent avec des classes moins favorables dans le même quartier.
- Classe C : 199 diagnostics se situent à ce niveau. Leur présence rappelle que le bâti du secteur ne présente pas un profil énergétique uniforme.
- Classe D : avec 455 diagnostics, c’est l’étiquette la plus représentée dans l’échantillon de Capucins-Garambeau-Grand Bournais.
- Classe E : 172 diagnostics relèvent de cette catégorie. Elle doit être distinguée des classes F et G dans la lecture des résultats.
- Classes F et G : elles regroupent respectivement 63 et 34 diagnostics, soit 97 logements classés comme passoires énergétiques et une proportion fournie de 9,2 %.
La répartition des étiquettes montre que la situation énergétique du quartier ne se résume pas aux seules passoires. La classe D, avec 455 diagnostics, constitue le principal point de concentration, tandis que les classes C et E comptent respectivement 199 et 172 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, la classe A ne concerne que 2 diagnostics. Cette diversité invite à éviter une qualification générale qui attribuerait la même performance à toutes les adresses du quartier. Un logement classé B et un logement classé F appartiennent au même environnement local, mais leur étiquette reste différente. Les données disponibles ne permettent pas d’expliquer ces écarts par un type précis de chauffage, une rénovation particulière ou une localisation plus fine au sein du secteur.
9,2 % de classes F et G, contre 11,7 % à Thouars
Par rapport à l’ensemble de Thouars, Capucins-Garambeau-Grand Bournais présente une proportion plus faible de passoires énergétiques : 9,2 % contre 11,7 %. La consommation médiane y est également inférieure, à 196 kWh/m²/an contre 203 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 219 €, contre 1 373 € à l’échelle communale. Ces indicateurs vont dans le même sens, mais ils ne démontrent pas qu’un logement du quartier sera systématiquement moins consommateur qu’un autre logement de Thouars. La surface médiane diffère aussi : 67 m² dans le quartier et 70 m² dans la ville. Enfin, le bâti antérieur à 1948 est moins présent localement, avec 13,9 % contre 33,6 % dans l’échantillon communal.
Vendre : replacer le DPE du bien parmi les 1 049 diagnostics
- Présenter l’étiquette propre au logement plutôt que lui attribuer le profil dominant du quartier : les 455 diagnostics classés D ne préjugent pas du classement du bien vendu.
- Utiliser la consommation médiane de 196 kWh/m²/an comme un repère local, sans la substituer à la consommation indiquée dans le diagnostic du logement.
- Rapprocher la surface du bien du repère médian de 67 m² avant de commenter les estimations annuelles de coût énergétique.
- Distinguer les caractéristiques documentées du bien des tendances du quartier : les 76,6 % de constructions de 1948-1974 ne renseignent pas sur les travaux effectivement réalisés à une adresse.
- Pour un bien F ou G, rappeler que les 9,2 % observés décrivent une fréquence locale, sans atténuer ni modifier la portée de son propre classement.
Dans une présentation de vente, les statistiques locales peuvent aider à contextualiser le diagnostic, mais elles ne permettent pas d’estimer une valeur immobilière ni de prévoir la réaction des acquéreurs. Les faits fournis ne contiennent aucune donnée sur les transactions ou sur l’incidence commerciale des différentes étiquettes. Il serait donc infondé d’associer automatiquement la proportion de 9,2 % de passoires à un avantage de vente pour tous les biens du quartier. L’approche factuelle consiste à présenter séparément le classement du logement, ses caractéristiques connues et les repères de Capucins-Garambeau-Grand Bournais. Le coût médian estimé de 1 219 € peut éclairer la discussion sur l’énergie, à condition de préciser qu’il concerne l’échantillon et non une dépense garantie pour le futur occupant.
Louer : interpréter le repère de 1 219 € par an
Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 219 € apporte un élément de contexte, mais ne doit pas être présenté comme la facture attendue du locataire. Il s’agit d’une médiane issue des diagnostics analysés, et non d’une mesure des dépenses réelles de chaque ménage. La consommation médiane de 196 kWh/m²/an et la surface médiane de 67 m² complètent ce repère sans décrire un logement type auquel tous les biens seraient assimilables. Le bailleur peut s’appuyer sur cette distinction pour présenter clairement les informations énergétiques du bien. Quant à un candidat locataire, il peut comparer le diagnostic du logement avec ces données locales, tout en conservant comme référence les résultats propres au bien envisagé.
Questions fréquentes
Le quartier est-il mieux classé que Thouars sur le plan énergétique ?
Les indicateurs fournis sont plus favorables sur certains points : 9,2 % de classes F et G contre 11,7 % pour Thouars, et une consommation médiane de 196 contre 203 kWh/m²/an. Cela ne constitue pas un classement global de tous les logements. Les différences de surface et de composition du bâti doivent aussi être prises en compte.
Quel type de logement domine à Capucins-Garambeau-Grand Bournais ?
Les appartements sont majoritaires dans l’échantillon, les maisons individuelles représentant 30,8 % des diagnostics. La période de construction dominante est 1948-1974, avec 76,6 % des diagnostics. Ces caractéristiques décrivent le bâti analysé, mais ne renseignent pas à elles seules sur son isolation actuelle, ses équipements ou les rénovations réalisées.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un logement ?
Le montant de 1 219 € par an peut être cité comme coût énergétique médian estimé du quartier, en indiquant clairement sa nature statistique. Il ne remplace pas l’estimation propre au logement et ne garantit pas une facture. La comparaison avec Thouars, où la médiane atteint 1 373 €, reste un repère de contexte.